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Coup de projecteur

MARSEILLE, LA VILLE DU SERVICE CIVIQUE !

Marseille, on ne le dira jamais assez, est exemplaire dans bien des domaines, en particulier pour tout ce qui touche au social et à la solidarité. Organisée sous la houlette de Daniel Sperling, adjoint au Maire, la « semaine » thématique consacrée au Plan Mieux Vivre ensemble, qui s’achève le 10 octobre, a été l’occasion de mettre cette politique en exergue.
Ainsi, chacun a découvert le Service civique que Marseille est la seule ville en France à avoir mis en œuvre et qui magnifie l’engagement citoyen de jeunes marseillaises et de jeunes marseillais, motivés par le désir de se mettre au service des autres, en particulier les personnes en situation de handicap.
Ce service civique illustre particulièrement le souci de Jean-Claude Gaudin de donner à l’élan de Marseille les dimensions essentielles du partage, de l’unité et de la cohésion sociale. « La démarche la plus efficace pour lutter contre les égoïsmes, les isolements, les exclusions », assure Patrick Padovani, adjoint délégué aux Personnes andicapées, au Sida, à la Toxicomanie, au Comité d’hygiène et de sécurité, à la médecine du travail et au Plan Alzheimer.


- Une formation civique et citoyenne Unis-Cité, créée en 2001, est l’association précurseur du service civique en France et c’est donc très naturellement qu’elle est entrée dans le dispositif du service civil volontaire voulu par le Président de la République
Nicolas Sarkozy. Instauré en 2006, ce dispositif, financé en partie par l’Etat, « encourage et soutient les principaux volontariats constituant de sérieuses occasions offertes aux jeunes pour s’investir dans une activité à forte utilité et valorisations collective ».

Cette procédure a été redéfinie au début de cette année pour passer en service civique. Il concerne les jeunes âgés de 16 à 25 ans. De parcours, de milieux lturels et d’origine diversifiés, ils s’engagent dans des missions d’intérêt général durant une période de 6 à 12 mois, dans des collectivité territoriales, des établissements publics ou des structures agréées, comme Unis-Cité Méditerranée, avec laquelle la Ville a conclu un partenariat.
A travers les missions d’intérêt général qu’il préconise, le service civique favorise la mixité sociale et intergénérationnelle des jeunes et il leur inculque une formation civique et citoyenne.


Quoi d’étonnant, dès lors, si Marseille a été la première ville en France (et demeure la seule !) à avoir mis en place ce dispositif.


Questions à Patrick Padovani

Q.- Pourquoi la Ville s’est-elle engagée dans cette démarche ?
« Je dirais, très naturellement ! En effet, ce service civique favorise la mixité sociale et inter générationnelle des jeunes et leur inculque une formation civique et citoyenne. Autant de principes et de valeurs auxquels nous, élus de la Majorité municipale, sommes sensibles, car ils fondent la République française et régissent la vie en collectivité.


Issus de tous les horizons, ces jeunes volontaires se retrouvent autour d’une même ambition commune : consacrer une étape de leur vie à la solidarité, en mettant leur énergie au service des autres. N’est-ce pas là, le fondement même de la politique voulue
et initiée par Jean-Claude Gaudin à travers son plan « Mieux vivre ensemble » ? Marseille ne pouvait donc qu’être ville pilote dans ce domaine ».

Q.- Que retirent ces jeunes de cet engagement civique ?
« Ces mois de vécu et de travail passés ensemble constituent une source intarissable d’émotions et d’expériences, de rencontres et, surtout, le partage au quotidien. Ce n’est pas moi, mais eux qui le disent. Tous leurs témoignages vont dans ce sens. Ce volontariat constitue, pour eux, la concrétisation d’un engagement et la démonstration de leur volonté d’aider et de soutenir les plus nécessiteux.
Il faut aussi savoir qu’un volontaire perçoit une indemnité mensuelle de l’ordre de 540 euros, qu’il bénéficie d’une protection sociale et d’une comptabilisation de ses trimestres d’engagement pour la retraite. Ce n’est pas négligeable…»

Q.- Pourquoi la Ville a-t-elle axé ce service sur le handicap ?
« Rendre Marseille accessible à tous est la volonté affichée de notre Municipalité. Ce n’est pas un simple slogan, mais une réalité. Il nous a donc paru logique de donner pour mission, à ces volontaires d’Unis-Cité dans le cadre de ce service civique, d’accompagner les personnes en situation de handicap dans leurs activités sportives et dans leur vie quotidienne. Nous voulons que ces personnes ne se
considèrent pas exclues, mais au contraire qu’elles se sentent bien dans leur vie, dans la ville. Une de ces  jeunes me confiait récemment qu’elle se sentait vraiment proche des gens à travers cette mission. N’est-ce pas le plus beau des témoignages ? C’est l’occasion, pour tous ces volontaires, de prendre du temps pour réfléchir à son orientation, tout en faisant quelque chose d’utile, quelque chose qu’ils aiment. ? C’est là l’essentiel.


Quelle meilleure preuve d’unité et de cohésion, d’engagement, que de servir ceux qui ont le plus de difficultés à se mouvoir dans notre cité. Cette volonté de faire vivre la ville pour tous, rentre dans le cadre d’une politique volontariste de la municipalité afin que le mieux vivre ensemble ne soit pas qu’un slogan. Parce que la dimension des parcours très différents pour ces jeunes et les missions qu’ils doivent effectuer dans le domaine du handicap rentre dans un échange gagnant-gagnant.

Gagnant pour la personne accompagnée, mais gagnant pour les jeunes qui reçoivent en échange une considération, une reconnaissance qui favorisent la cohésion sociale, le respect de chacun et donne tout son sens aux valeurs républicaines de solidarité et de fraternité trop souvent oubliées de nos jours ».